Mad_cow

 

Le conseil national de l'alimentation envisage une réintroduction en France des farines animales, interdites depuis la crise de la vache folle, dans un rapport préliminaire disponible sur son site internet.

(La composition du groupe de travail est très instructive : vous n'en faites pas partie mais il y a des représentants de Carrefour, de Casino et de... Buffalo Grill !)

Une fois de plus les lobbies de l'industrie agro-alimentaire montrent qu'ils sont capables de faire bouffer n'importe quoi aux animaux et, donc, aux hommes.

"Il faut bien nourrir les gens !" entend-on.

Mais ceux qui prétendent qu'on ne peut nourrir les gens sans engrais et pesticides sont des ignorants ou des menteurs.

La preuve ?

Lire ce qui suit.

"Retrouvons notre terre, elle nous nourrira !" Pour casser la dépendance des paysans à la monoculture et aux pesticides, un ancien professeur d'histoire-géographie, Gora Ndiaye, a monté une ferme-école. Avec pour ambitions de former les jeunes au maraîchage bio et de redonner le goût de la terre.

A une centaine de kilomètres au sud de Dakar, la région du Sine-Saloum est aride. Ici, les paysans cultivent à 80 % du mil et de l'arachide. Difficile de faire pousser autre chose.

Pourtant, dans le village de Samba Dia, on découvre une véritable oasis derrière des murs blancs. Des dizaines d'espèces de fruits et légumes poussent sous des rangées de cocotiers, plantés pour enrichir la terre : haricots, courgettes, fraises… Rien que du " bio ".

Pour Gora Ndiaye, le maraîchage bio est le meilleur moyen d'éviter l'exode des jeunes vers Dakar ou l'Europe, dans un pays où le chômage touche 40 % de la population. Le maraîchage rapporte deux fois plus que la culture du mil et de l'arachide. Pendant les trois ans de sa formation, chaque élève reçoit une parcelle à cultiver au sein de la ferme. Les fruits et légumes récoltés sont consommés ou vendus aux hôtels et restaurants de cette région en plein essor touristique.

Au départ, les gens prenaient Gora Ndiaye pour un doux dingue. "Il est difficile de faire sortir de la tête des paysans l'idée qu'on peut se passer de pesticides et d'engrais industriels. Ils craignent de se lancer dans une agriculture qu'ils ne connaissent pas." Peur de rater leurs premières récoltes maraîchères tout en perdant une année de production d'arachide.

Mais à force les villageois ont fini par y croire.

Le chef du village a planté des cocotiers.

 

Source :

http://www.alternatives-economiques.fr/senegal-nbsp---le-bio-contre-l-exode-rural_fr_art_1095_54566.html